La Petite Collection
Lettres du mont Blanc
Markham Sherwill
Vivez les débuts de l’alpinisme et de la découverte de la montagne...
125 pages
11,00 €
ISBN : 2 911 755 82 0
Réf : PCLETMO
L’ascension de Markham Sherwill et du docteur Clark est la douzième d’une série d’ascensions du Mont-Blanc, dont la première en 1786, réalisée par Balmat et Paccard.
Grâce à la précision des lettres de Markham Sherwill, nous nous retrouvons au cœur de cette expédition et vivons les débuts de l’alpinisme et de la découverte de la montagne, de ses beautés, de ses dangers, de ses surprises.
Paru dans le "New Monthy Magazine", l'une des plus importantes revues littéraires de l'époque, dans les numéros de décembre 1826 et février 1827, ce récit allait fixer et donner le ton de toutes les relations de courses à venir. "
Extrait :
Je peux vous assurer, mon cher ami, que nous fûmes ravis de nous retrouver sur une surface à peu près plane, car à dix mètres environ du sommet des Grands Mulets, se trouve une corniche sur laquelle nous devions passer la nuit. Nous commençâmes à dégager la neige et les pierres pour rendre cette plate-forme de vingt pieds sur cinq aussi confortable que possible. Sur trois des côtés, nous surplombions le précipice que nous avions gravi. Le quatrième était la partie supérieure du rocher qui faisait environ dix pieds de haut. Nous accrochâmes le baromètre qui était déjà descendu à dix-neuf pouces trois dixièmes. Le thermomètre indiquait huit degrés Réaumur au-dessus de zéro, observations que nous fîmes à six heures du soir. Nous avions quitté Chamonix depuis presque dix heures et les guides considéraient que nous nous trouvions à peu près à mi-chemin. Ils étaient à présent occupés à faire du feu à l'aide du bois qu'ils avaient ramassé avant de gagner le glacier et très vite nous vîmes fondre le contenu de la casserole de neige, car on ne trouve pas d'eau à cette altitude. Il faut garder à l'esprit que cette excursion se passait au mois d'août, par conséquent les jours étaient toujours longs et le temps extrêmement clément. Nos guides étaient assis près de nous autour du feu, le visage éclairé d'un grand sourire. Ils mélangeaient leur vin avec la neige fondue, et commencèrent à manger leur souper que nous partageâmes avec eux, en l'appréciant à sa juste valeur. Le soleil était toujours haut et j'allai jusqu'à l'extrémité de notre petit promontoire afin d'embrasser le panorama de toute la région.
Grâce à la précision des lettres de Markham Sherwill, nous nous retrouvons au cœur de cette expédition et vivons les débuts de l’alpinisme et de la découverte de la montagne, de ses beautés, de ses dangers, de ses surprises.
Paru dans le "New Monthy Magazine", l'une des plus importantes revues littéraires de l'époque, dans les numéros de décembre 1826 et février 1827, ce récit allait fixer et donner le ton de toutes les relations de courses à venir. "
Extrait :
Je peux vous assurer, mon cher ami, que nous fûmes ravis de nous retrouver sur une surface à peu près plane, car à dix mètres environ du sommet des Grands Mulets, se trouve une corniche sur laquelle nous devions passer la nuit. Nous commençâmes à dégager la neige et les pierres pour rendre cette plate-forme de vingt pieds sur cinq aussi confortable que possible. Sur trois des côtés, nous surplombions le précipice que nous avions gravi. Le quatrième était la partie supérieure du rocher qui faisait environ dix pieds de haut. Nous accrochâmes le baromètre qui était déjà descendu à dix-neuf pouces trois dixièmes. Le thermomètre indiquait huit degrés Réaumur au-dessus de zéro, observations que nous fîmes à six heures du soir. Nous avions quitté Chamonix depuis presque dix heures et les guides considéraient que nous nous trouvions à peu près à mi-chemin. Ils étaient à présent occupés à faire du feu à l'aide du bois qu'ils avaient ramassé avant de gagner le glacier et très vite nous vîmes fondre le contenu de la casserole de neige, car on ne trouve pas d'eau à cette altitude. Il faut garder à l'esprit que cette excursion se passait au mois d'août, par conséquent les jours étaient toujours longs et le temps extrêmement clément. Nos guides étaient assis près de nous autour du feu, le visage éclairé d'un grand sourire. Ils mélangeaient leur vin avec la neige fondue, et commencèrent à manger leur souper que nous partageâmes avec eux, en l'appréciant à sa juste valeur. Le soleil était toujours haut et j'allai jusqu'à l'extrémité de notre petit promontoire afin d'embrasser le panorama de toute la région.
Voir les autres articles 'La Petite Collection'




