La Petite Collection
Guide pour se perdre en montagne
Paolo Morelli
Un " anti-guide ", destiné aux vagabonds des montagnes qui vivent leur passion loin des sentiers battus, prêts à toutes sortes de rencontres, du nuage au faucon, du chamois au griffon.
200 pages
14,00 €
ISBN : 2 911 755 93 6
Réf : PCGUIPO
Un chef d'œuvre littéraire !
Une énumération d'instruments et de rencontres qui sont des contes, des épiphanies, des éclats de rire inattendus.
Les hauts et les bas de l’alpinisme
Entre alpinistes, on se tutoie. Normal ! La proximité du danger fait parler le cynisme. Dans ce petit dictionnaire mal embouché, l’alpiniste Paolo Morelli se moque de lui-même, sans oublier les autres. Et c’est drôle…
Il y a ceux pour qui la montagne est un défi et les autres qui la voient comme l’endroit « où tu peux te perdre et te retrouver, à satiété, jusqu’à ne plus savoir ce que tu es venu y faire ». C’est une différence notable. Il y a les coureurs et les poètes. Paolo Morelli appartient incontestablement à cette deuxième tribu. Un alpiniste tranquille et distancié, qui a déjà vu plus d’une avalanche et retrouvé la simplicité. Pour preuve, sa définition de l’orgueil : « dans ses deux acceptions de suffisance et de fierté, il sert essentiellement à définir un alpiniste solitaire. En groupe ou en cordée, il se révèle une source intarissable de malentendus, d’incompréhension, de discussions et de disputes. Avec les téléphones potables, c’est l’une des causes les plus fréquentes des accidents en montagne. »
C’est un petit livre précieux que celui-ci, publié par Michel Guérin qui, en matière de montagne, possède un fameux sens de glisse éditoriale. Guide des outils indispensables (le piolet comme la bonne humeur), guide des rencontres en montagne (des chamois aux cartographes), Paolo Morelli ne faiblit jamais. Solide dans l’humour, fin dans la dérision, léger dans la poésie. De ces livres qu’on feuillette sans cesse, en agaçant ses proches à force de répéter : écoute un celle-ci… D’ailleurs, écoutez encore celle-là ! Piolet : « Utile pour progresser en taillant des marches dans la glace. Après avoir progressé et régressé, on s’en servira pour creuser un bivouac, puis pour préparer des sorbets en parlent seul, à se lamanter ou à dire des bêtises à la dernière orange qui reste. » La montagne est décidément une belle source d’inspiration.
Livre et lire. N°213 – avril 2006.
Extraits
Courage : dépend du sens que l'on donne à ce mot (noter qu'en vagabondant en haute montagne, à cause de la fatigue et d'une condition physique précaire, le sens des mots peut passer sans prévenir du noir au blanc. Au moment de tomber, il arrive d'adresser un regard surpris à son compagnon à qui l'on vient de demander « du mou », c'est-à-dire de laisser filer la corde). Certains pensent que la prudence consiste à avoir le courage de faire demi-tour : ceux-là feront carrière dans l'alpinisme.
Corde : la manier souvent, pas seulement pour grimper, mais pour apprendre à faire les nœuds, sinon son usage est contre-indiqué et peut vous servir à finir dans des journaux que vous ne pourrez plus lire. Sursum corda.
Une énumération d'instruments et de rencontres qui sont des contes, des épiphanies, des éclats de rire inattendus.
Les hauts et les bas de l’alpinisme
Entre alpinistes, on se tutoie. Normal ! La proximité du danger fait parler le cynisme. Dans ce petit dictionnaire mal embouché, l’alpiniste Paolo Morelli se moque de lui-même, sans oublier les autres. Et c’est drôle…
Il y a ceux pour qui la montagne est un défi et les autres qui la voient comme l’endroit « où tu peux te perdre et te retrouver, à satiété, jusqu’à ne plus savoir ce que tu es venu y faire ». C’est une différence notable. Il y a les coureurs et les poètes. Paolo Morelli appartient incontestablement à cette deuxième tribu. Un alpiniste tranquille et distancié, qui a déjà vu plus d’une avalanche et retrouvé la simplicité. Pour preuve, sa définition de l’orgueil : « dans ses deux acceptions de suffisance et de fierté, il sert essentiellement à définir un alpiniste solitaire. En groupe ou en cordée, il se révèle une source intarissable de malentendus, d’incompréhension, de discussions et de disputes. Avec les téléphones potables, c’est l’une des causes les plus fréquentes des accidents en montagne. »
C’est un petit livre précieux que celui-ci, publié par Michel Guérin qui, en matière de montagne, possède un fameux sens de glisse éditoriale. Guide des outils indispensables (le piolet comme la bonne humeur), guide des rencontres en montagne (des chamois aux cartographes), Paolo Morelli ne faiblit jamais. Solide dans l’humour, fin dans la dérision, léger dans la poésie. De ces livres qu’on feuillette sans cesse, en agaçant ses proches à force de répéter : écoute un celle-ci… D’ailleurs, écoutez encore celle-là ! Piolet : « Utile pour progresser en taillant des marches dans la glace. Après avoir progressé et régressé, on s’en servira pour creuser un bivouac, puis pour préparer des sorbets en parlent seul, à se lamanter ou à dire des bêtises à la dernière orange qui reste. » La montagne est décidément une belle source d’inspiration.
Livre et lire. N°213 – avril 2006.
Extraits
Courage : dépend du sens que l'on donne à ce mot (noter qu'en vagabondant en haute montagne, à cause de la fatigue et d'une condition physique précaire, le sens des mots peut passer sans prévenir du noir au blanc. Au moment de tomber, il arrive d'adresser un regard surpris à son compagnon à qui l'on vient de demander « du mou », c'est-à-dire de laisser filer la corde). Certains pensent que la prudence consiste à avoir le courage de faire demi-tour : ceux-là feront carrière dans l'alpinisme.
Corde : la manier souvent, pas seulement pour grimper, mais pour apprendre à faire les nœuds, sinon son usage est contre-indiqué et peut vous servir à finir dans des journaux que vous ne pourrez plus lire. Sursum corda.
Le mot de l'éditeur
Une lettre de Paolo Morelli que je tient à vous faire partagerVoir les autres articles 'La Petite Collection'
Du même auteur :




