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Tragédie à l'Everest

Jon Krakauer

Tragédie à l'Everest

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Le plus incroyable des récits de montagne, une histoire vécue sur le toit du monde.
Indisponible

350 pages, 250 photos

ISBN : 2 911 755 15 4
Réf : TITRAEV

Mai 1996. Huit personnes vont trouver la mort, englouties par la tempête au sommet de la plus haute montagne du monde. Le bilan le plus brutal jamais enregistré.
Que s'est-il passé ? Comment les hommes engagés ne virent-ils pas la mer de nuages qui se formait sur les satellites de l'Everest ? Pourquoi les sherpas n'ont-ils pas équipé le sommet de "cordes fixes", pourquoi les deux grands guides, vétérans de l'Himalaya, se laissèrent-ils prendre au piège du sommet comme des papillons attirés par la lumière ? La météo, l'ambition, la faiblesse des hommes... Tout va jouer en faveur du drame.



« L’un des dix grands livres de la littérature mondiale ». Cela aurait pu être une fable sur la revanche de la nature contre l’argent et les médias. Hélas, l’histoire est vraie.
Jon Krakauer était là quand la tempête s’est abattue sur deux expéditions commerciales qui arrivaient au sommet. Son récit est précis, pudique, implacable. On comprend tout de cet univers à l'extrême limite de la vie : Comment promettre l’Éverest à des gens qui n’ont pas d’expérience de l’alpinisme mais 61 000 euros à dépenser ; comment l'argent fait irruption dans l'univers de la haute altitude et vient s'immiscier dans la relation entre les guides ; ce qu'est l'hypoxie, le manque d'oxygène, qui transforme les alpinistes en automates décérébrés ?

« Un témoignage captivant, assorti de quelques 200 photos dont l’intérêt dépasse largement le petit cercle des fous d’alpinisme ».
L’Express

Interview de Michel Guérin, l'éditeur

La presse en parle


Extrait :

" Tout d’abord, j’ai cru que c’était un rêve. Je pensais être dans mon lit. Je ne sentais ni le froid ni l’inconfort. J’ai roulé sur le côté, ouvert les yeux et là, j’ai aperçu ma main droite, juste devant moi. Quand j’ai vu à quel point elle était gelée, cela m’a aidé à reprendre contact avec la réalité. Finalement, je me suis trouvé suffisamment éveillé pour comprendre que j’étais dans le pétrin, que la cavalerie n’allait pas venir me délivrer et que je ferais mieux de me sortir de là tout seul. ”

"Au sommet, le vent vrombissait comme une escadrille d’avions. Sur l’arête sud-est, Ang Dorje et Lhakpa Chhiri continuaient résolument à se diriger vers Hall, malgré l’aggravation de la tempête. Mais, à 15 heures, alors qu’ils parvenaient à deux cents mètres au-dessous du sommet Sud, ils ne purent plus monter. Il y avait trop de vent et il faisait trop froid. Leur vaillante tentative avait échoué. Lorsqu’ils se mirent à redescendre, les chances de survie de Hall se réduisirent à presque rien.
Tout au long de la journée du 11 mai, ses amis ne cessèrent de le supplier de descendre par ses propres moyens. À plusieurs reprises, il annonça qu’il s’y préparait mais à chaque fois, il changea d’avis et resta au sommet Sud. À 15h20, Cotter, qui avait rejoint le camp de base, lui dit sur un ton de reproche :
— Rob, il faut que tu descendes l’arête.
Hall répliqua agacé :
— Écoute, si je pensais pouvoir descendre les cordes avec mes mains gelées, cela ferait six heures que je serais en bas. Envoie simplement deux gars avec un grand thermos et tout ira bien.
— Ceux qui sont montés ont dû rebrousser chemin à cause du vent, dit Cotter en essayant de lui faire comprendre aussi délicatement que possible que les secours avaient été abandonnés, aussi, le mieux serait que tu descendes un peu plus bas…
— Je peux tenir encore une nuit si tu envoies deux gars avec du thé sherpa dès le matin, pas plus tard que 9h30-10 heures.
— Nous te les enverrons demain matin.
À 18h20, Cotter appela Hall pour lui dire que Jan Arnold était en ligne depuis Christchurch.
— Donne-moi une minute, dit Rob, ma bouche est sèche, je veux manger un peu de neige avant de lui parler.
Un peu plus tard, il prit la communication et dit d’une voix lente, affreusement déformée :
— Salut, ma chérie, j’espère que tu es dans un bon petit lit chaud. Comment vas-tu ?
— Je peux te dire que je pense beaucoup à toi. Tu as l’air en meilleure forme que je ne pensais… as-tu chaud ?
— Dans le contexte de l’altitude et de l’installation, je suis relativement à l’aise.
— Comment vont tes pieds ?
— Je n’ai pas enlevé mes chaussures pour vérifier mais je crois que j’ai quelques gelures.
— Tout ira bien quand tu seras rentré à la maison. Je sais que tu vas être secouru. Ne te sens pas seul. J’envoie vers toi toute mon énergie.
Puis, avant de mettre un terme à la communication, Hall dit à sa femme :
— Je t’aime, dors bien ma chérie. Je t’en prie, ne te fais pas trop de souci.
Ce furent ses derniers mots. Les tentatives pour établir un contact radio avec lui dans la soirée et le lendemain restèrent sans résultat.
Douze jours plus tard, quand Breashears et Viesturs parvinrent au sommet Sud, ils trouvèrent Hall allongé sur le côté droit, dans un creux de glace peu profond. La neige, poussée par le vent avait recouvert le haut de son corps."

Le mot de l'éditeur

Pour illustrer ce texte unique, Jon Krakauer a tenu à nous réserver les photos inédites de sa collection personnelle, prises sur le vif, ces photos de l'auteur ajoutent encore à l'authenticité du récit, à l'émotion de la lecture et donnent à ce livre une valeur de collection.
Quoi de plus parlant qu'une photo, une carte, un schéma ?
Les lieux exacts des péripéties repérés sur l'itinéraire, le frêle visage de la petite japonaise ou le regard pathétique de Beck Weathers mutilé...
Derrière les images se dessine une vérité essentielle, la vérité des hommes.

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