Texte & Images

Patrick Edlinger

Jean-Michel Asselin et Patrick Edlinger

Couverture de Patrick Edlinger, éditions Guérin

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Voici le livre tel que Patrick Edlinger l'avait imaginé. Voici le livre tel que nous l'avons concrétisé. À mi-chemin entre la biographie et l'autobiographie, Jean-Michel Asselin compose un portrait à hauteur d'homme, ce géant au sommet de son art.

320 pages et plus de 250 photos couleur et noir & blanc

> Découvrez un extrait du livre !

> ITV Jean-Michel Asselin - France Bleu Isère - Mercredi 13 mars 2013

56,00 €

ISBN : 978 2 35221 060 3
Réf : TIVIEBO

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Entretien avec Jean-Michel Asselin

Patrick Edlinger, une vie au bout des doigts




Voici les premières pages de la biographie de Patrick Edlinger

Dédicace
Je souhaite à tous les êtres, quelle que soit leur activité, de la vivre pleinement en homme libre. Il faut prendre la vie avec humour et détachement. Il faut savoir rester humble, à l’écoute des autres et s’efforcer de les aider. Peu importe si l’on juge que le monde est peuplé de crétins et de cupides, il se peut que nous en fassions partie, d’où cette idée de penser aux autres et rendre la vie plus belle pour tous. Avec toute ma sympathie !
Patrick Edlinger

Avant-Lire
« Le livre que vous tenez dans les mains est une autobiographie. Patrick l’a écrite, je lui ai juste prêté mes doigts. Comme dans certaines fissures, les siens étaient trop forts, trop gros pour courir sur les touches d’un clavier. Il me disait et j’écrivais, c’est aussi simple que cela. Ce sont ses mots, ses souvenirs, ses pensées, ses faits et gestes, ses emportements, ses rêves, ses difficultés, ses gloires, sa vie. Il voulait ce livre, il l’a travaillé avec soin, avec passion. Il clôturait un grand chapitre de sa vie pour mieux en ouvrir d’autres. »
Jean-Michel Asselin


Exergue :
« Et les doigts ! Longuement étirés puis pliés, coincés, pendus, accrochés, déchiquetés, poncés… et reblanchis de magnésie pour une longueur de plus. Les doigts d’Edlinger, ses mains. Comme les serres de l’Aigle… »
Maurice Rebeix


Extrait 1 :
Quand Patrick rencontre Patrick

Fin 1977, un des amis de Patrick, Robert Exertier, se met à lui parler d’un grimpeur niçois, Patrick Berhault, qui habite Nice et grimpe souvent seul au Baou de Saint-Jeannet. Après tout, ce pourrait être un bon compagnon de cordée, d’autant que la rumeur parle de lui comme d’un grimpeur très fort… Rendez-vous est pris. Robert prend sa voiture et conduit Patrick à Nice, plus exactement ils se rendent dans le quartier du Petit-Nice où Patrick Berhault vit avec son frère et sa mère Jeanine dans un petit appartement. Berhault est aussi brun qu’Edlinger est blond. Sinon, c’est un peu le même gabarit, le même accent du sud, une nonchalance apparente. Les deux garçons sympathisent vite. « Il m’a tout de suite plu ! J’ai compris que c’était le genre de gars que rien ne pouvait arrêter, il était à la fois totalement présent mais on sentait que son esprit ne cessait de penser montagne. On avait le même état d’esprit, la même passion folle de grimper. Jusqu’à ce jour, je n’avais jamais rencontré quelqu’un qui ressente cette urgence : nous nous comprenions immédiatement. » Les deux Toulonnais ne peuvent s’empêcher de lui demander une petite démonstration, ils ont entendu dire qu’il accomplissait quelques jolis tours de force. Berhault s’exécute et, devant leurs yeux ébahis, il réalise une traction sur l’index de la main droite. « À cette époque, j’étais “juste” capable de tracter sur un seul bras… Inutile de dire qu’un peu plus tard, je lui ai rendu la monnaie de sa pièce en me tractant, cette fois, sur le petit doigt ! »

Extrait 2 :
Quand la vie tient à un film

« Lentement, il se dirige au pied de la falaise. Il pose les mains sur le rocher et l’incroyable se produit. Tel un ludion élevé chez Nijinsky, le grimpeur s’élève sur la paroi. On dirait qu’il glisse, qu’il danse, qu’il se joue de la pesanteur. Janssen reste bouche bée, il voit Edlinger monter puis descendre, puis se reposer en pleine paroi, pendu par une main et le tout, sans l’assurance-vie de la corde. À chaque pas, Janssen ressent un pincement au coeur, comment est-ce possible ? Ses mains sont moites, il a le sentiment de vivre la séquence d’un film à suspens. Est-ce là qu’il va tomber ? Autour de lui technicien et preneur de son n’osent plus parler. Surtout, apprécier ces minutes de grâce, ne pas troubler ce moment qui ne reviendra sans doute jamais. Le moment où un homme semble défier le vide, tous les vides du monde. Le spectacle dépasse de très loin la performance physique, Janssen ne sait pas encore quel nom lui donner, quels mots mettre derrière cette gestuelle, il sent en revanche que ces quelques pas à la verticale racontent une histoire universelle, celle de l’effort des hommes pour vaincre la peur, la peur de vivre, la peur de mourir. La démonstration a duré une petite heure, et lorsque le jeune homme revient vers lui, le visage rayonnant, Janssen n’a qu’une question : « Tu peux refaire ça devant une caméra ? » La question semble presque incongrue et Patrick ne peut que lui avouer : « Évidemment, c’est mon truc, je peux le refaire dix fois de suite si tu veux ! » Alors, le lendemain, et ce pendant trois jours, ils vont tourner des kilomètres de pellicule. Et ils vont parler, écouter parler… Et lui, il ignore encore que cette histoire presque née du hasard va bouleverser sa vie. Il aura fallu quatre jours pour que naisse La vie au bout des doigts.

Extrait 3 :
Victoire à Bardonecchia

Les 10 000 spectateurs présents attendent Patrick Edlinger et n’ont d’yeux que pour leur champion… Il porte le dossard 110. Et quand il arrive pour la voie de la finale, le silence s’installe. La pression est palpable. Patrick, en short bleu ciel pour la demi-finale, a revêtu son collant noir et rose, celui-là même avec lequel, l’an passé, il a réalisé ses voies les plus dures aux États-Unis. Sans oublier un bandana vert pâle. Il porte le débardeur officiel, des chaussons jaune et gris et un sac à magnésie à carreaux violets. « J’étais à la fois tendu mais je n’avais que cette pensée forte dans la tête : bien grimper. J’ai fait le vide, j’ai oublié le murmure de la foule, et j’ai regardé le rocher, exactement comme je le faisais d’habitude. La pression est tombée, j’étais juste un grimpeur qui prend du plaisir à suivre une ligne, à plier son corps, à quitter le sol. » Il va s’élever presque sans suspens jusqu’à la chaîne. La légende rapporte que son concurrent le plus redoutable aurait dit : « Personne ne sait lire le rocher comme lui ! » Patrick, lui, n’a qu’une ligne de conduite : «Même si je ne dois faire que deux mouvements et tomber, il faut que ces deux mouvements soient superbes ! » Cette année 1986, Patrick gagne…



Presse

Paris-Chamonix, revue du Club Alpin Français, décembre 2013-janvier 2014
Montagnes Magazine , avril 2013
La Croix - Mercredi 3 avril 2013
Captiv' Magazine, avril 2013
Alpes Loisirs, printemps 2013
Le Dauphiné Libéré - Vendredi 22 mars 2013
L'Écho du Tarn - 14-20 mars 2013
La Vie Nouvelle - 14 mars 2013
Les affiches de Grenoble et du Dauphiné, 12 mars 2013
Télérama, 6-12 mars 2013
La Montagne - mars-mai 2013
Escape , mars-avril 2013
La Marne, mercredi 27 février 2013
L'Ardennais, dimanche 24 février 2013
L'Union, dimanche 24 février 2013
www.20minutes.fr, samedi 23 février 2013
www.grimper.com, vendredi 22 février 2013
www.grenoblemontagne.com, mercredi 20 février 2013
Grimper, février 2013
Le Dauphiné Libéré, jeudi 7 février 2013
L'Écho du Tarn, 31 janvier-6 février 2013
Le Dauphiné Libéré, lundi 28 janvier 2013
L'Équipe, mercredi 23 janvier 2013
Le Monde, 20 novembre 2012
Le Journal du Dimanche, 18 novembre 2012
Le Monde Magazine, décembre 2012

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