Terra Nova
Quatre contre l'Arctique
David Roberts
Une enquête captivante sur la plus étonnante histoire de survie que l'on connaisse.
385 pages, nombreuses illustrations
28,00 €
ISBN : 2 911 755 87 1
Réf : TNQUAAR
Il s'agit de quatre marins russes rescapés d'un bateau naufragé au nord du cercle polaire à la fin du XVII ème siècle. Ils survivront six ans sur une île du Spitsberg, l'un des lieux les plus inhospitaliers du monde, sans rien d'autre que leur intelligence, douze balles, un fusil et un briquet.
Leurs délivrance viendra du hasard, un baleinier passait par là. C'est un premier miracle.
L'autre miracle, littéraire celui-là, est que leur récit a été pris en déposition par le procureur du Tsar. David Roberts a pu reconstituer ainsi les conditions de leur terrible épreuve.
Naissance de "Quatre contre l'Arctique"
Extrait :
Après un ou deux kilomètres, ils eurent la surprise de tomber sur la cabane. Les saisons passées à l'abandon l'avaient endommagée, laissant des espaces entre les poutres, mais la construction avait tenu le coup. Les hommes épuisés s'étendirent dans la hutte, s'efforçant de trouver le sommeil malgré un vent violent qui sifflait en s'engouffrant dans les interstices des murs. Le lendemain de bonne heure, les deux Inkov, Sharapov et Verigin se dépêchèrent de rejoindre le rivage pour partager la bonne nouvelle avec leurs camarades et commencer à décharger le bateau.
Le choc de la vue qui s'offrit à eux dépassait l'entendement. La mer était vide du dernier morceau de glace comme du bateau. La tempête de la nuit précédente avait apparemment chassé la glace vers l'océan ouvert. Les marins savaient, d'après d'autres expériences arctiques, qu'aucun kotch ne pouvait avoir résisté à pareil cataclysme : les morceaux de la banquise brisée avaient dû hacher sa coque en mille morceaux et plonger l'embarcation et ses dix autres Pomores dans un impénétrable cimetière marin. (Aucune trace des hommes, ni aucun morceau identifiable de l'épave ne furent jamais retrouvés.)
Les quatre survivants échangèrent des regards emplis d'horreur. Malgré le passage quelques années auparavant de leurs compatriotes de Mézen, aucun navire n'avait délibérément abordé sur Edgeoya, pour la simple raison que la mer gelée pratiquement toute l'année en défend l'accès. Tout ce que ces hommes avaient en leur possession se résumait à l'équipement dérisoire pris pour la journée de reconnaissance de la veille. Leurs seuls vivres (vingt livres de farine pour quatre) ne leur garantissaient aucun avenir. Ils n'avaient rien d'autre à faire qu'à retourner vers la cabane, avec sans doute dans l'esprit de chacun la même réflexion. S'ils réussissaient à tenir quelques jours, semaines, ou mois et même un hivers, ils ne pourraient pas quitter cette île désolée où les avait exilés un destin sans pitié.
Leurs délivrance viendra du hasard, un baleinier passait par là. C'est un premier miracle.
L'autre miracle, littéraire celui-là, est que leur récit a été pris en déposition par le procureur du Tsar. David Roberts a pu reconstituer ainsi les conditions de leur terrible épreuve.
Naissance de "Quatre contre l'Arctique"
Extrait :
Après un ou deux kilomètres, ils eurent la surprise de tomber sur la cabane. Les saisons passées à l'abandon l'avaient endommagée, laissant des espaces entre les poutres, mais la construction avait tenu le coup. Les hommes épuisés s'étendirent dans la hutte, s'efforçant de trouver le sommeil malgré un vent violent qui sifflait en s'engouffrant dans les interstices des murs. Le lendemain de bonne heure, les deux Inkov, Sharapov et Verigin se dépêchèrent de rejoindre le rivage pour partager la bonne nouvelle avec leurs camarades et commencer à décharger le bateau.
Le choc de la vue qui s'offrit à eux dépassait l'entendement. La mer était vide du dernier morceau de glace comme du bateau. La tempête de la nuit précédente avait apparemment chassé la glace vers l'océan ouvert. Les marins savaient, d'après d'autres expériences arctiques, qu'aucun kotch ne pouvait avoir résisté à pareil cataclysme : les morceaux de la banquise brisée avaient dû hacher sa coque en mille morceaux et plonger l'embarcation et ses dix autres Pomores dans un impénétrable cimetière marin. (Aucune trace des hommes, ni aucun morceau identifiable de l'épave ne furent jamais retrouvés.)
Les quatre survivants échangèrent des regards emplis d'horreur. Malgré le passage quelques années auparavant de leurs compatriotes de Mézen, aucun navire n'avait délibérément abordé sur Edgeoya, pour la simple raison que la mer gelée pratiquement toute l'année en défend l'accès. Tout ce que ces hommes avaient en leur possession se résumait à l'équipement dérisoire pris pour la journée de reconnaissance de la veille. Leurs seuls vivres (vingt livres de farine pour quatre) ne leur garantissaient aucun avenir. Ils n'avaient rien d'autre à faire qu'à retourner vers la cabane, avec sans doute dans l'esprit de chacun la même réflexion. S'ils réussissaient à tenir quelques jours, semaines, ou mois et même un hivers, ils ne pourraient pas quitter cette île désolée où les avait exilés un destin sans pitié.
Le mot de l'éditeur
Ce livre est une ode au génie des hommes, capables de retrouver leurs réflexes primitifs et de se soutenir avec compassion.Voir les autres articles 'Terra Nova'
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