Terra Nova
La montagne oubliée
Paul Keller
Un plaidoyer simple, tendre et lumineux pour défendre la montagne.
200 pages
23,00 €
ISBN : 2 911 755 81 2
Réf : TNMONOU
L'alpinisme est aujourd'hui menacé par des dérives sécuritaires, marchandes et même sportives. Sans la montagne, les guides et les alpinistes ne sont rien. Ils se doivent de la défendre.
Un plaidoyer simple, tendre et lumineux…
L’auteur… Paul Keller a exercé toute sa vie deux professions en parallèle, pasteur de l’Église Réformée de France et guide de haute montagne. Il a été professeur de théologie et président de l’Institut protestant de théologie. Cela n’est pas contradictoire avec l’exercice de l’alpinisme amateur (il a participé à deux expéditions qui l’ont amené au sommet de La Tour de Mustagh et du Jannu), ni de l’alpinime professionnel : il a été guide, président du Syndicat national des guides et contrôleur de la profession.
En 1956, l’ascension de la Tour de Mustagh marque un seuil dans l’histoire de l’himalayisme. Deux équipes de quatre grimpeurs, l’une britannique, l’autre française, ont, par des voies différentes, démontré que, sans moyens exceptionnels, des expéditions légères et décidées pouvaient surmonter des difficultés que, jusque là, on n’osait affronter que beaucoup plus bas. Parler de cette aventure est pour Paul Keller l’occasion de mesurer combien l’alpinisme a changé, menacé par les dérives marchandes, juridiques ou sportives.
Il nous dit de ne pas oublier la montagne, un lieu et une raison d’être. Sans la montagne, les guides et les alpinistes ne seraient rien. Un plaidoyer simple, tendre et lumineux.
Dans les pages de " La montagne oubliée ", Paul raconte avec sobriété et émerveillement sa première rencontre de la montagne, sa soif d'apprendre et de se perfectionner en compagnie de ses premiers compagnons, ses grands aînés qu'il voulait égaler. S'il aime la grandeur du massif du Mont-Blanc, il semble apprécier davantage la sauvagerie de l'Oisans et préfère l'exploration à l'exploit.
Il parle de l'évolution de l'alpinisme et des alpinistes avec lucidité. Il souligne la rapide transformation qui différencie les alpinistes d'avant guerre, très élitistes, de la démocratisation de l'activité après les sombres années 1940-1945. Une large partie du récit traite du milieu des guides de haute montagne et de l'apparition, autour de l'alpinisme, de nouvelles pratiques comme le canyoning, par exemple. Manifestement, il reste un chaud partisan du " grand alpinisme ", mais admet, par contre, que les nouvelles activités sont bien utiles du point de vue alimentaire.
Paul Keller exprime avec talent comment il perçoit le monde de l'alpinisme et des alpinistes. Il se positionne avec force : pour lui, l'alpinisme n'est pas une activité comme les autres, et il a raison ! Pour lui, la prise de risque est indissociable de l'activité ; il s'élève avec intelligence contre toute forme de réglementation qui s'opposerait à la liberté d'entreprendre et de réaliser. Il décrit l'aventure extrême avec la prise de risque comme le sel de la vie, c'est-à-dire ce qui la fait " vivre ". Pourquoi prendre la décision de faire ou de ne pas faire, de grimper ou de renoncer, n'est ce pas la meilleure démonstration d'une éducation adulte, essentielle pour la vie ordinaire ? L'alpinisme, en somme, est une forme élevée d'entreprendre en toute liberté, en se mesurant au risque majeur, même celui de perdre la vie. C'est tout cela, je crois, que les lecteurs apprécieront dans " La montagne oubliée ".
Robert Paragot, ancien président de la Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade, et du Comité de l'Himalaya de la FFME.
Un livre à part
Extrait :
Avant l’alpinisme, il y a la montagne. Elle est l’une des grandes découvertes de mon adolescence.
Ce fut d’abord l’éblouissement provoqué par la vision d’un monde tout différent de celui de mon existence quotidienne de jeune citadin. Après une nuit de train, quel étonnement quand le haut de la vallée de l’Arve apparaissait couronné de sommets dont j’ignorais encore les noms. J’avais moins de douze ans et me rendais aux Contamines, dans le chalet de mes grands parents. La veille, j’avais préparé, fait et refait mon " sac à dos " ?! Et sanglé sur le dessus une cape ou une couverture pour parer à toute éventualité. Le voyage n’avait fait qu’aiguiser mon attente du moment où la montagne se révélerait, dans toute sa splendeur. Ce fut un choc durable et le début d’une longue aventure.[…]
C’était un monde nouveau dont je savais que la plus grande partie, la plus haute, m'était inaccessible.
Un plaidoyer simple, tendre et lumineux…
L’auteur… Paul Keller a exercé toute sa vie deux professions en parallèle, pasteur de l’Église Réformée de France et guide de haute montagne. Il a été professeur de théologie et président de l’Institut protestant de théologie. Cela n’est pas contradictoire avec l’exercice de l’alpinisme amateur (il a participé à deux expéditions qui l’ont amené au sommet de La Tour de Mustagh et du Jannu), ni de l’alpinime professionnel : il a été guide, président du Syndicat national des guides et contrôleur de la profession.
En 1956, l’ascension de la Tour de Mustagh marque un seuil dans l’histoire de l’himalayisme. Deux équipes de quatre grimpeurs, l’une britannique, l’autre française, ont, par des voies différentes, démontré que, sans moyens exceptionnels, des expéditions légères et décidées pouvaient surmonter des difficultés que, jusque là, on n’osait affronter que beaucoup plus bas. Parler de cette aventure est pour Paul Keller l’occasion de mesurer combien l’alpinisme a changé, menacé par les dérives marchandes, juridiques ou sportives.
Il nous dit de ne pas oublier la montagne, un lieu et une raison d’être. Sans la montagne, les guides et les alpinistes ne seraient rien. Un plaidoyer simple, tendre et lumineux.
Dans les pages de " La montagne oubliée ", Paul raconte avec sobriété et émerveillement sa première rencontre de la montagne, sa soif d'apprendre et de se perfectionner en compagnie de ses premiers compagnons, ses grands aînés qu'il voulait égaler. S'il aime la grandeur du massif du Mont-Blanc, il semble apprécier davantage la sauvagerie de l'Oisans et préfère l'exploration à l'exploit.
Il parle de l'évolution de l'alpinisme et des alpinistes avec lucidité. Il souligne la rapide transformation qui différencie les alpinistes d'avant guerre, très élitistes, de la démocratisation de l'activité après les sombres années 1940-1945. Une large partie du récit traite du milieu des guides de haute montagne et de l'apparition, autour de l'alpinisme, de nouvelles pratiques comme le canyoning, par exemple. Manifestement, il reste un chaud partisan du " grand alpinisme ", mais admet, par contre, que les nouvelles activités sont bien utiles du point de vue alimentaire.
Paul Keller exprime avec talent comment il perçoit le monde de l'alpinisme et des alpinistes. Il se positionne avec force : pour lui, l'alpinisme n'est pas une activité comme les autres, et il a raison ! Pour lui, la prise de risque est indissociable de l'activité ; il s'élève avec intelligence contre toute forme de réglementation qui s'opposerait à la liberté d'entreprendre et de réaliser. Il décrit l'aventure extrême avec la prise de risque comme le sel de la vie, c'est-à-dire ce qui la fait " vivre ". Pourquoi prendre la décision de faire ou de ne pas faire, de grimper ou de renoncer, n'est ce pas la meilleure démonstration d'une éducation adulte, essentielle pour la vie ordinaire ? L'alpinisme, en somme, est une forme élevée d'entreprendre en toute liberté, en se mesurant au risque majeur, même celui de perdre la vie. C'est tout cela, je crois, que les lecteurs apprécieront dans " La montagne oubliée ".
Robert Paragot, ancien président de la Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade, et du Comité de l'Himalaya de la FFME.
Un livre à part
Extrait :
Avant l’alpinisme, il y a la montagne. Elle est l’une des grandes découvertes de mon adolescence.
Ce fut d’abord l’éblouissement provoqué par la vision d’un monde tout différent de celui de mon existence quotidienne de jeune citadin. Après une nuit de train, quel étonnement quand le haut de la vallée de l’Arve apparaissait couronné de sommets dont j’ignorais encore les noms. J’avais moins de douze ans et me rendais aux Contamines, dans le chalet de mes grands parents. La veille, j’avais préparé, fait et refait mon " sac à dos " ?! Et sanglé sur le dessus une cape ou une couverture pour parer à toute éventualité. Le voyage n’avait fait qu’aiguiser mon attente du moment où la montagne se révélerait, dans toute sa splendeur. Ce fut un choc durable et le début d’une longue aventure.[…]
C’était un monde nouveau dont je savais que la plus grande partie, la plus haute, m'était inaccessible.
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