Terra Nova

L'Epreuve

Derek Lundy

L'Epreuve

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Seule course autour du monde en solitaire, sans escale ni assistance, le Vendée Globe Challenge est l’ultime épreuve.

450 pages

23,00 €

ISBN : 2 911 755 40 5
Réf : TNEPREU

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Les meilleurs marins du monde confient leur vie à l’humeur d’une mer barbare : l’Océan Glacial Antarctique. Aucune édition du Globe ne fut plus tragique que celle de 1996-1997, dans laquelle Derek Lundy embarque le lecteur.
Des seize marins qui prennent le départ, six termineront officiellement la course. Démâtages, chavirages, sauvetages... Il y aura de la peur et de la casse pour tout le monde. Et Gerry Roufs disparaîtra ; avalé par des déferlantes, après un dernier message :  « Il n’y a pas de joie ici, c’est Beyrouth dans sa version nature... » Cette course s’écrit comme un long crescendo de suspense et d’angoisse, un pur roman d’aventure. L’auteur a enquêté comme savent le faire les anglos-Saxons. Il est avocat et navigateur. Il fallait bien être les deux pour ouvrir au lecteur, même novice, les coulisses de cette folie.

Démâtages, chavirages, sauvetages… le Vendée Globe 1996-1997 fut tragique. Il y aura de la peur pour tout le monde. L'auteur embarque le lecteur dans les coulisses de cette folie.



Extrait :

Yves Parlier, un marin dur au mal, s’il en est, portait souvent un casque et des bouchons d’oreille pour tenter d’atténuer le vacarme. Mais il ne pouvait s’isoler du bruit trop longtemps. Il était important d’entendre ce qui se passait, le changement du bruit du vent qui faiblissait ou forcissait, le rugissement de vagues menaçantes arrivant par l’arrière, les milliers de sons de tous les éléments du bateau tendus à leur extrême limite. Seuls avec leur bateau pendant aussi longtemps, les marins se fiaient aux bruits pour surveiller la santé de leur compagnon de route.

" Chaque fois qu’on entend un petit bruit sur le bateau, disait Catherine Chabaud, on se demande : qu’est-ce qui se passe ? Dis-moi quel est le problème. On parle au bateau, aux voiles, à la barre, à la moindre petite chose. Il répond et on doit l’écouter. »
Tôt ou tard, les navigateurs solitaires doivent s’abstraire du vacarme pour dormir. Cela semble presque inconcevable. Pourtant les choses suivent leur cours : le bateau qui file sur des vagues à vingt ou vingt-cinq nœuds, plonge son étrave dans la vague qui lui fait face, suit la dépression qui est à l’origine de la tempête, maintient sa vitesse proche de celle des vagues. Il fait nuit, pas de lune dans le ciel habituellement couvert, seule la lueur phosphorescente des vagues qui déferlent, peut-être la pluie ou la neige, peut-être quelques icebergs ou glaces flottantes, les embruns qui viennent de l’arrière, des paquets d’eau qui balayent régulièrement le pont, le bateau avec une gîte de quarante-cinq degrés sur certaines des plus grosses vagues hautes de cinq ou six étages, le niveau sonore élevé. Au milieu de tout cela, le marin se glisse dans l’une des couchettes, se cale derrière une toile antiroulis pour éviter d’être projeté à l’autre bout de la cabine et s’endort.

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