La Petite Collection
La montagne nue (poche)
Reinhold Messner
Le plus intime des livres de Messner maintenant au format poche !
350 pages
15,00 €
ISBN : 2 911 755 94 4
Réf : PCMONNU
Messner exorcise son chagrin et met en perspective l'enchaînement des faits : il rentrera seul, sans son frère, de sa première ascension en Himalaya, celle du Nanga Parbat. Une histoire controversée qui connaît des rebondissements inattendus et alimente la polémique.
Il aura fallu trente ans pour que Messner puisse enfin se livrer ! Écrire le plus intime, le plus poignant de ses livres. Trente ans pour exorciser le chagrin, rassembler le puzzle, reconstruire le drame fondateur de toute une vie, « la fin et le commencement de tout, la mort de mon frère », écrit-il. Et mettre en perspective l’implacable enchaînement des faits : Comment deux jeunes garçons se soudent, face à la sévérité d’un père, pour former une cordée indéfectible. Comment ce lien si fort les engage dans un idéal, une expédition, la plus haute paroi de l’Himalaya, l’ascension du Nanga Parbat, le « Graal » des Allemands, la montagne meurtrière.
Comment, enfin, à vingt-cinq ans, Messner reviendra seul, sans son frère, de cette ascension vécue comme son « impossible survie ».
Pour la première fois, Reinhold donne les clefs pour comprendre Messner. Dans un crescendo haletant, Messner met en scène l’austérité des lieux (le mythe de la « montagne du destin »). Il pose les personnages : Herrligkoffer, le chef de l’expédition, saisissant dans le rôle de « maître en propagande ». Messner relate l’histoire avec sobriété et le souci constant de l’honnêteté : la fascination du sommet, l’enfer de l’Himalaya, la schizophrénie dont il sera victime, les tensions entre les hommes, les erreurs qui au-delà de 8000 m deviennent fatalités… Tout y est pour faire une tragédie au sens grec du terme (unité de lieu, de temps et d’action).
Tout a concouru à façonner la vie hors norme de cet homme hors du commun. Dans la lignée des superbes textes de Terray, Lachenal, Bonatti… À ceci près que, cette fois, plus que la montagne, c’est l’homme qui s’est mis à nu. Si le 7ème degré ouvrait de nouveaux horizons à l’alpinisme, son dernier ouvrage, « La Montagne nue », bouleverse la littérature alpine dans son ensemble. Il n’existe aucune œuvre dans ce genre qui soit aussi personnelle. « Maintenant, chaque fois que je suis en montagne, Günther est avec moi. Nous sommes toujours encordés ».
Reinhold Messner
Interview de Reinhold Messner
La montagne nue. Reinhold Messner
Extrait :
" L'événement clé de ma vie remonte loin dans le temps. Et tout arriva en pays lointain, dans l'Himalaya, au Nanga Parbat. J'y ai connu un état second qui affectait deux plans de ma conscience. Comme si quelque chose s'était détraqué dans mon cerveau. J'y ai éprouvé comment mort et vie ont pu se rejoindre pour écrire simultanément une partie de ma biographie. Et, dans mon souvenir, c'est comme si j'avais vécu mon impossible mort, mon impossible survie.
La traversée du Nanga Parbat, en 1970, du sud au nord-ouest, fut pour moi bien plus qu'une traversée au sens géographique. Ce fut comme de franchir la frontière de l'en-deçà vers l'au-delà, de la vie à la mort, de la mort à la vie.
Dans mon récit, je reviens sur le passé, sans oublier ceux qui ont participé à l'événement, ni la préhistoire de cette montagne, qui imprégnait inconsciemment nos faits et gestes. Pendant toute une semaine je me suis traîné dans un fond de vallée, seul, sans soutien, sans témoin, sans espoir. Souffrant, gelé, famélique, j'étais comme mort. Quand je suis enfin revenu vers les hommes, quand j'ai revu ceux que j'avais espérés en vain comme sauveteurs, le Nanga Parbat était loin en arrière, une cime impassible au-dessus des nuages : la Montagne Nue. Mon frère y était resté. Moi-même, où étais-je ? Autour de moi, je voyais la vallée de l'Indus. Je ressentais angoisse, désespoir et douleur, donc j'étais en vie. "
Il aura fallu trente ans pour que Messner puisse enfin se livrer ! Écrire le plus intime, le plus poignant de ses livres. Trente ans pour exorciser le chagrin, rassembler le puzzle, reconstruire le drame fondateur de toute une vie, « la fin et le commencement de tout, la mort de mon frère », écrit-il. Et mettre en perspective l’implacable enchaînement des faits : Comment deux jeunes garçons se soudent, face à la sévérité d’un père, pour former une cordée indéfectible. Comment ce lien si fort les engage dans un idéal, une expédition, la plus haute paroi de l’Himalaya, l’ascension du Nanga Parbat, le « Graal » des Allemands, la montagne meurtrière.
Comment, enfin, à vingt-cinq ans, Messner reviendra seul, sans son frère, de cette ascension vécue comme son « impossible survie ».
Pour la première fois, Reinhold donne les clefs pour comprendre Messner. Dans un crescendo haletant, Messner met en scène l’austérité des lieux (le mythe de la « montagne du destin »). Il pose les personnages : Herrligkoffer, le chef de l’expédition, saisissant dans le rôle de « maître en propagande ». Messner relate l’histoire avec sobriété et le souci constant de l’honnêteté : la fascination du sommet, l’enfer de l’Himalaya, la schizophrénie dont il sera victime, les tensions entre les hommes, les erreurs qui au-delà de 8000 m deviennent fatalités… Tout y est pour faire une tragédie au sens grec du terme (unité de lieu, de temps et d’action).
Tout a concouru à façonner la vie hors norme de cet homme hors du commun. Dans la lignée des superbes textes de Terray, Lachenal, Bonatti… À ceci près que, cette fois, plus que la montagne, c’est l’homme qui s’est mis à nu. Si le 7ème degré ouvrait de nouveaux horizons à l’alpinisme, son dernier ouvrage, « La Montagne nue », bouleverse la littérature alpine dans son ensemble. Il n’existe aucune œuvre dans ce genre qui soit aussi personnelle. « Maintenant, chaque fois que je suis en montagne, Günther est avec moi. Nous sommes toujours encordés ».
Reinhold Messner
Interview de Reinhold Messner
La montagne nue. Reinhold Messner
Extrait :
" L'événement clé de ma vie remonte loin dans le temps. Et tout arriva en pays lointain, dans l'Himalaya, au Nanga Parbat. J'y ai connu un état second qui affectait deux plans de ma conscience. Comme si quelque chose s'était détraqué dans mon cerveau. J'y ai éprouvé comment mort et vie ont pu se rejoindre pour écrire simultanément une partie de ma biographie. Et, dans mon souvenir, c'est comme si j'avais vécu mon impossible mort, mon impossible survie.
La traversée du Nanga Parbat, en 1970, du sud au nord-ouest, fut pour moi bien plus qu'une traversée au sens géographique. Ce fut comme de franchir la frontière de l'en-deçà vers l'au-delà, de la vie à la mort, de la mort à la vie.
Dans mon récit, je reviens sur le passé, sans oublier ceux qui ont participé à l'événement, ni la préhistoire de cette montagne, qui imprégnait inconsciemment nos faits et gestes. Pendant toute une semaine je me suis traîné dans un fond de vallée, seul, sans soutien, sans témoin, sans espoir. Souffrant, gelé, famélique, j'étais comme mort. Quand je suis enfin revenu vers les hommes, quand j'ai revu ceux que j'avais espérés en vain comme sauveteurs, le Nanga Parbat était loin en arrière, une cime impassible au-dessus des nuages : la Montagne Nue. Mon frère y était resté. Moi-même, où étais-je ? Autour de moi, je voyais la vallée de l'Indus. Je ressentais angoisse, désespoir et douleur, donc j'étais en vie. "
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